Incontestablement l'Alsace est connue dans le monde entier. Elle compte parmi les régions viticoles de France et son bon vin blanc s'inscrit dans les valeurs sûres du patrimoine viticole français. C'est doute pourquoi le cliché traditionnel de l'Alsace représente du vin blanc, une cigogne, une bonne choucroute le tout sur fond de maisons à colombage.
Dans le sud de l'Alsace, il serait difficile de prétendre avoir du bon vin blanc, car hormis quelques pieds de vignes exploitées avec amour par des particuliers, ici, pas de coteaux à vendanger à l'automne. Donc, il n'y a pas de vin blanc. Ni du vin rouge d'ailleurs. Si l'on déborde un peu au-delà des frontières, les choses sont un peu différentes, mais ce n'est pas l'objet de ce post.
Et même si nous avons les cigognes, nous mangeons de la choucroute et nous habitons aussi des maisons à colombage le sud de l'Alsace reste une région mystérieuse que peu de personnes connaissent. Quand le tourisme est devenu une alternative économique en Alsace, le sud de l’Alsace n’a pas ressenti le besoin de s’inscrire dans cette logique, car son économie reposait sur l’argent en devise (franc suisse et mark) que rapportaient les travailleurs frontaliers.
Reste que le sud de l’Alsace est une destination touristique à part entière si l’on est prêt à s’ouvrir à ses voisins. Ici, ce sont trois pays et deux langues qui vous attendent. Mais attention, la langue n’est depuis longtemps plus un barrage, car la plupart des frontaliers savent s’exprimer dans les deux langues. Vous trouverez toujours une personne bienveillante pour vous aider quand votre interlocuteur ne parle pas le français. De plus, vous retrouverez beaucoup de travailleurs frontaliers dans les commerces et les restaurants.
lundi 3 septembre 2007
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